Diagnostic des pratiques d’irrigation

A partir des mesures de flux réalisées à l’échelle parcellaire, un bilan hydrique de la culture peut être réalisé qui renseigne le cas échéant sur les apports d’eau ré infiltrés vers la nappe, ou sur les fractions transpirée et directement évaporée depuis le sol. On fournit ainsi un diagnostic d’efficience de l’usage de l’eau de la culture.

Les pratiques d’irrigation sont des leviers majeurs pour réaliser d’éventuelles économies d’eau et optimiser la production agricole. Des travaux antérieurs de l’équipe ont montré que la maitrise du bilan hydrique par des méthodes simples permettait d’optimiser l’irrigation (Er-Raki et al., 2007 ; Kharrou et al., 2011 ; 2013). Toutefois, nous avons également constaté au cours de plusieurs campagnes réalisées depuis 2002 que, paradoxalement, l’usage du goutte à goutte était souvent associé à des pertes plus importantes par infiltration que l’irrigation gravitaire (Khabba et al., 2013). Ce résultat, cohérent avec de nombreuses études bibliographiques, montre simplement que indépendamment de la technique d’irrigation utilisée, la maitrise du bilan hydrique de culture est indispensable pour de réelles économies. Ce type de diagnostic est particulièrement nécessaire dans le contexte actuel du plan Maroc Vert et de la généralisation de l’irrigation en goutte à goutte.

 

 

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